D'une île au monde …

Le Blog de Paul Vergès

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Paul Vergès, sa bio

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  • 1925 : Le 5 mars, naissance de Paul (Emile, Marie, Just) Vergès à Oubone (Thaïlande)
  • 1928 : Décès de sa mère Pham Thi Khang. Il est élevé, ainsi que son frère Jacques, par sa grand-tante Marie Vergès.

Études à Saint-Denis de La Réunion au lycée Leconte de Lisle, aujourd’hui collège Bourbon. Il effectue l’année 1937-1938 au Lycée Louis le Grand, à Paris, à l’occasion d’un congé de son père Raymond Vergès. Titulaire de 2 baccalauréats : Philosophie et Mathématiques élémentaires.

  • 1943 : Enthousiasmé par la libération de l’île du régime pétainiste (débarquement du contre-torpilleur Le Léopard le 28 novembre 1942), il part avec Jacques pour l’Angleterre dans les Forces Françaises libres (Ecole des Cadets de la France Libre, Promotion du 18 juin). Il est parachuté dans le Poitou. Le lieutenant des FFI Paul Vergès démissionne de l’armée quand Massu recrute parmi les officiers de la France libre pour participer à la guerre d’Indochine.
  • 1946 : à Saint-Denis, lors de la campagne législative, au cours d’une échauffourée sur une place publique, l’adversaire politique de son père trouve la mort. En dépit de ses dénégations, la responsabilité de ce meurtre est aussitôt imputée à Paul Vergès. Jugé en Cour d’assises, il est condamné à de la prison avec sursis. Condamnation dont, par la suite, il a été amnistié.
  • 1947 : Permanent à la « Section coloniale » du Parti Communiste Français. Il y rencontre Laurence Deroin, collaboratrice du responsable à la Culture Laurent Casanova. Ils auront 4 enfants, Claude, Françoise, Laurent et Pierre.
  • 1954 : Retour définitif à La Réunion. Paul Vergès est directeur du journal Témoignages. Il a un rôle déterminant dans le sauvetage de l’usine sucrière de Quartier Français assorti d’un accord favorable aux planteurs de canne. Le théâtre Vollard tirera de cet épisode historique le motif d’une pièce, Quartier Français (2002).
  • 1955-1961 : Conseiller général de Saint-Paul
  • 1956-1958 : Député de La Réunion avec Raymond Mondon
  • 1957 : Décès à Saint-André de Raymond Vergès que Paul Vergès appelle « le vieux » avec admiration et affection pour cet homme politique dévoué et cultivé qui a transmis ses valeurs à ses enfants.
  • 1959 : Le Parti Communiste Réunionnais est créé au Port, Paul Vergès en est le secrétaire général. Il en sera le Président de 1993 à 2003.
  • 1961-1964 : Conseiller général du Port
  • 1964-1966 : Paul Vergès, condamné à trois mois de prison ferme pour avoir reproduit dans Témoignages des articles sur la guerre d’Algérie parus dans Le Monde et L’Humanité sur les noyades d’Algériens en 1960 dans la Seine. Il refuse d’être emprisonné pour « délit de presse » tant que tous les fraudeurs, lors des élections, ne seront pas jugés. Il restera 28 mois clandestin dans son île, sans avoir à effectuer ses peines d’emprisonnement.
  • Dès son retour à la liberté, il est emprisonné et déféré à la Cour de Sûreté de l’Etat pour atteinte à l’intégrité du Territoire National et à la Sûreté de l’Etat, pour sa campagne pour l’autonomie de La Réunion, inscrite au programme du PCR ; Il bénéficie aussitôt d’un non-lieu à Paris.
  • 1970-1976 : Conseiller général de Saint-Pierre
  • 1971 : Maire du Port jusqu’en 1989 où il met en pratique sa conception de l’aménagement urbain
  • 1979-1989 ; 2004-2007 : Député au Parlement européen, il est à l’origine de plusieurs programmes de soutien aux DOM et du concept de RUP (Région ultrapériphérique bénéficiant d’un statut particulier dû aux handicaps de l’éloignement de l’Europe, de l’insularité, de l’étroitesse du marché intérieur etc.)
  • 1983 : Président du SIVOMR (Syndicat intercommunal à vocation multiple de La Réunion), premier établissement public intercommunal de l’île.
  • 1986-1987 : Député, il démissionne de ce mandat – ainsi que Élie Hoarau – parce que le gouvernement veut appliquer par la loi à La Réunion le principe de parité à la place de l’Egalité, pourtant inscrite dans la loi du 19 mars 1946 érigeant les « 4 vieilles » colonies en départements
  • 1988 : Décès accidentel de Laurent Vergès à l’âge de 33 ans sur la route du Littoral
  • 1996 : Sénateur, réélu en 2001
  • 2004 : Député au Parlement européen (Octobre 2007, il démissionne au profit de Madeleine de Grandmaison)
  • 1998-2010 : Président du Conseil Régional de La Réunion
  • 2000-2010 : Président de l’Association régionale de l’énergie Réunion (ARER)
  • 2002 : Président de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)
  • 2004-2010 : Vice-Président de l’Association des Régions de France (ARF)
  • 2011: Sénateur

Outre la Croix de guerre pour faits de Résistance – qu’il n’alla pas chercher – la seule décoration qu’il ait jamais acceptée est celle que lui a décernée le gouvernement malgache le 25 juin 2007 (célébration de l’indépendance de Madagascar) : Commandeur de l’Ordre national malgache.