D'une île au monde …

Le Blog de Paul Vergès

Police : A+ A- A

Un signal fort pour l’avenir

Par • 2 Sep, 2010 • Catégorie: Développement Durable

En avril 2009, dans le cadre de l’opération «In moun, in piédboi », 1500 à 2000 lycéens ont planté des arbres le long de la route des Tamarins, au niveau de l’échangeur de l’Hermitage. Geste fort qui répare les destructions inconscientes du passé et annonce un avenir plus respectueux de notre environnement. Qui mieux que la jeunesse pouvait le faire ?

Nous avons souhaité vous réunir parce que vous allez vivre dans les 15 ans qui viennent les moments les plus importants de l’histoire de La Réunion. En sortirez-vous grandis par le développement de l’île ou serez-vous voués au chômage et à d’autres difficultés ? C’est cela le choix que vous avez devant vous et, quel que soit votre âge, c’est un choix important que vous allez connaître, devoir surmonter et non pas subir.

Dans 15 ans, nous serons 1 million d’habitants et vous, vous serez dans la force de l’âge, vous assurerez une responsabilité sociale, sans jamais oublier – je l’espère – que nous avons des problèmes sociaux extrêmement difficiles à surmonter. Vous allez connaître dans les 15 ans à venir l’occupation sur notre territoire d’une population qui sera 4 fois plus nombreuse que celle de 1946. Vous aurez à régler – et j’espère que vous serez capables de le faire – les problèmes que nous n’avons pas pu résoudre jusqu’à maintenant pour des raisons d’environnement économique et de progression démographique. Nous sommes 800 000 habitants et nous avons 89 000 chômeurs tandis que 52 % de la population sont au seuil de pauvreté ou en dessous.

(…) Lorsque vous venez aujourd’hui planter des arbres, ce n’est pas seulement parce que notre environnement a été endommagé, violé, et que nous allons faire de cette route un des conservatoires des espèces endémiques menacées de La Réunion. A travers ce geste, il y aura la rencontre entre les jeunes qui ont planté ces arbres et les futurs utilisateurs de la route qui y verront un appel à la sauvegarde de notre environnement.

Cette route a failli s’appeler « la route des balcons ». Nous avons voulu l’appeler la Route des Tamarins parce qu’il y a un siècle et demi ce paysage était couvert de tamarins. Aujourd’hui, on n’en voit plus un seul : c’est l’être humain qui les a détruits. Le geste d’aujourd’hui est conçu pour réparer cette destruction et donner un signal fort. Ce geste symbolique prendra toute sa mesure avec la participation de plus d’un millier de jeunes. En faisant cela, vous sauvegardez l’avenir et vous envoyez un signal fort aux adultes dont beaucoup ont détruit les espèces endémiques, portant ainsi atteinte à l’environnement. C’est la génération qui monte qui doit se réapproprier et l’histoire et l’environnement de notre pays.

En même temps, vous allez connaître une ère décisive : ou on basculera dans l’irréparable ou on redressera la situation en ce qui concerne les changements climatiques. Cette route ne sera pas seulement la route la plus végétalisée tout au long de ses 34 km ainsi que sur les aires de repos. Cette route constituera une première pour la France, une première pour l’Union européenne et sans doute au-delà. Car, sur ces 34 km – les plans sont en préparation – des centrales photovoltaïques électriques seront installées. Et pour quoi, pour qui ces centrales fourniront-elles de l’électricité ? Pour les voitures électriques dont nous équiperons l’île à l’horizon 2025-2030 afin d’éviter la pollution. En effet, les voitures sont à l’origine de 38 % de la pollution de l’atmosphère à La Réunion. C’est donc avec cette électricité produite par le soleil que les voitures rouleront.

Vous êtes appelés à défendre l’environnement, grâce aux énergies renouvelables. Vous êtes engagés dans cette lutte planétaire pour sauver l’humanité et son environnement de la pollution et de la menace de l’irréversible. C’est pourquoi nous voulons voir dans la réunion d’aujourd’hui non seulement un événement important mais aussi un signal pour l’avenir. Il s’agit de dire à tous les Réunionnais : il est temps de vous préoccuper de sauver l’environnement de votre pays ! Il est temps de vous préoccuper de participer à la lutte contre la pollution atmosphérique, parce que c’est l’humanité tout entière qui est menacée. Aujourd’hui ce sont les arbres qui sont menacés, demain c’est la barrière de corail, après-demain c’est la diversité biologique qui est en cause.

Vous aurez donc à faire face aux plus grandes responsabilités pour faire de La Réunion un exemple qui portera loin. Nous entrons dans le siècle qui va voir la rupture avec toutes les habitudes et tous les travers de la situation économique depuis 2 siècles. Nous allons vers une nouvelle société qui respectera la nature et sauvera l’humanité de la pollution atmosphérique. C’est vous qui êtes engagés dans ce travail et nous espérons que vous remplirez cette responsabilité.

Au nom de toute La Réunion nous vous saluons aujourd’hui non seulement comme les représentants individuels d’un acte de plantation, mais comme le signal de toute une génération qui se prépare à prendre en mains l’avenir de son pays et à le faire avancer.

Paul Vergès

Route des Tamarins, 29 avril 2009

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2 Réponses »

  1. J’espère que les jeunes ont entendus et compris ce message, si important pour toutes les générations à venir.

  2. Je me permets de vous signaler le dernier livre d’Irène FRAIN consacré à une population qui , en Inde , au 17è a mis au point un mode de vie pour sauver les arbres et conserver l’eau vitale . le roman nourri de documents historiques s’intitule  » La Forêt des 29  » . Premiers écolos mais aussi athées , defenseurs du droit des femmes au congé après la maternité , sans caste ni classe .
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    La forêt des 29 : Irène Frain ressuscite l’épopée historique des Bishnoïs, pionniers de l’écologie moderne
    vendredi 4 mars 2011
    Posté par David Naulin

    Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine… Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Un miroir tendu aux angoisses de notre temps que nous raconte Irène Frain dans son dernier livre qui vient de paraître aux éditions Michel Lafon. Son message : comme les Bishnoïs cinq siècles auparavant, nous pouvons aujourd’hui recréer le monde…
    •Entretien avec Irène Frain
    •Sur les traces de Djambo en Inde
    •Vidéo : enquête au Rajasthan, le pays des Bishnoïs
    •Agir : l’association S’inspirer des Bishnoïs
    L’histoire

    Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rajahs rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l’avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au coeur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l’orgueil et de la richesse, la douleur de l’amour trahi.

    Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n’est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l’application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs. La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école.

    Dès 1500, l’Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l’eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix. Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse.

    Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s’enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l’imitent et sont massacrées. D’autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Ce massacre semble ne jamais devoir finir. Mais à la 363e victime, le chef de l’armée, écœuré, renonce. Et le maharadjah, troublé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts.

    Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c’est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du légendaire Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes, qui font actuellement figure de pionniers de l’écologie moderne, et donnent à ce roman flamboyant des allures de conte initiatique.

    Références : La forêt des 29 d’Irène Frain – Editions Michel Lafon – Date de parution : 24/02/11 – ISBN : 9782749913605 – 368 pages – Prix pubic : 20 €

    Entretien avec Irène Frain
    Agrégée de lettres classiques, historienne, journaliste à Paris Match et romancière parmi les plus appréciées du grand public, Irène Frain attribue son goût pour l’Asie à sa naissance à Lorient, ancien port de la Compagnie des Indes. Grande voyageuse au regard humaniste, on l’a qualifiée de « Fée écrivaine » ou encore de « Schéhérazade bretonne ». Son précédent roman, Les Naufragés de l’île Tromelin (éditions Michel Lafon, 2010), a été récompensé par le Grand Prix de l’Académie de marine, le Grand Prix Palatine du roman historique et le Prix Relay du roman d’évasion. Avec La Forêt des 29, elle signe son 29e roman.

    Elle confie : « grâce aux Bishnoïs, j’ai compris que l’écologie, c’était étendre à la nature le principe de justice. J’ai appris à me poser, comme eux et les bouddhistes, la question de l’interconnexion des actions humaines. Une excellente méthode d’analyse de l’actualité ! Ainsi que l’avait pressenti Djambo, des événements survenus à l’autre bout de la planète transforment radicalement la vie des gens à des milliers de kilomètres. Enfin je me dis, comme lui, que rien n’est jamais écrit, à tout âge. Et que, vieux ou jeune, il ne faut jamais baisser la tête. Concrètement, je filtre mon eau du robinet depuis des années, je n’ai pas attendu ce livre pour manger peu de viande et beaucoup de légumes, enfin je défends la cause animale depuis des années. En fait, j’ai eu mon Djambo : c’était mon père ! D’où ce coup de foudre si brutal pour les Bishnoïs en juin 2009, et mon départ subit sur leurs traces ! »

    Qui sont les les Bishnoïs ? Irène Frain explique ci-dessous comment elle a découvert le parcours prodigieux de l’Indien Djambo ( dit aussi Jambhoji – 1451-1535 ). Et la modernité de ce homme qui, dans l’Inde du XVème siècle, préfigura nombre d’aspects de l’écologie moderne. Elle décrit aussi la façon dont elle en a fait le héros de son roman, « La Forêt des 29 » , et l’histoire de ces 363 femmes, hommes et enfants de ses adeptes qui, en 1730, à Jodhpur, choisirent de donner leur vie pour sauver celle de leurs arbres.

    Mourir pour la planète ? Irène Frain, dans son roman « La Forêt des 29 », a reconstitué l’immolation historique de 363 femmes, hommes, enfants du Rajasthan, en Inde, adeptes de Djambo, ( dit aussi Jambhoji – 1451-1535 ) qui se sacrifièrent pour sauver leurs arbres. Elle décrypte les raisons de cette auto-immolation unique dans l’histoire de l’humanité et s’explique sur une question qui se trouve au cœur du débat actuel sur l’écologie : faut-il aller jusqu’à la violence pour sauver la planète ?

    Enquêter sur les Bishnoïs : Irène Frain explique comment elle a enquêté en Inde chez les Bishnoïs, adeptes de Djambo (( dit aussi Jambhoji – 1451-1535 ) et précurseurs, dès le XVème siècle, de l’écologie et du développement durable. Elle décrypte leur mentalité et leurs règles sociales.

    Les Bishnoïs, premiers frères de la planète ? Irène Frain explique les affinités qui l’ont attachée à la communauté des Bishnoïs, groupe de précurseurs, dès le XVème siècle, de l’écologie et du développement durable. Passion qui l’a conduite à enquêter en Inde dans leurs villages puis à écrire son roman « La Forêt des 29 » en reconstituant le parcours de leur inspirateur, Djambo ( dit aussi Jambhoji – 1451-1535) et le drame de l’auto-immolation de 363 d’entre eux en 1730 dans la région de Jodhpur ( Rajasthan).

    Sur les traces de Djambo en Inde
    Jambhoji, le premier écologiste de l’Histoire

    Djambo, le héros du roman La Forêt des 29, a été inspiré par un personnage historique authentique, toujours vénéré de nos jours sous le nom de Jambhoji (« Vénérable Djambo ») ou Jambheshwar.

    Tout ce que l’on sait de lui a été véhiculé par la tradition populaire transmise par les bardes itinérants, les Charans, nombreux au Rajasthan. Mais lors de son enquête, Irène Frain a eu accès à de très rares traductions en anglais des enseignements de Jambhoji, les Shabadwani, formulés dans les années 1490-1535 dans un dialecte du Rajasthan, souvent sous la forme de chansonnettes ou comptines très simples et faciles à mémoriser. Elle a été la première à les étudier de près – aucun anthropologue ne s’est encore intéressé au parcours de Jambhoji ni aux Bishnoïs.

    Bien que Jambhoji ait prêché pendant près de 50 ans, seuls 120 versets de ces Shabadwani sont aujourd’hui connus, qui sont toujours récités par les Bishnoïs. Jambhoji a laissé de nombreuses traces aux alentours de Bikaner (par exemple, sa maison natale de Pipasar est pieusement conservée), mais les souvenirs de lui sont la plupart du temps idéalisés par la mémoire populaire. Il serait né en 1451, le jour de Janmashtami (anniversaire de la naissance de Krishna, dieu des Vachers), dans un village reculé du nord du Rajasthan, Pipasar. Fils unique et tardif de Lohatji Panwar et de Hansa Devi, il aurait été jusqu’à 7 ans un enfant si renfermé qu’on le croyait muet. On le décrit pareil au dieu Krishna, vivant dans la campagne dans la seule compagnie de ses vaches, ou vagabond. Jambhoji fut à coup sûr marqué par les conflits sanglants qui opposaient souvent hindous et musulmans, et révolté par les souffrances de ces derniers, qui étaient en minorité dans la région – il est d’ailleurs enterré sur l’emplacement d’un cimetière musulman. Il dut être choqué par le fait qu’à la première catastrophe venue, on prenait les intouchables comme boucs émissaires ; souvent, on les brûlait vifs. Jambhoji, lui, les accepta dans ses communautés.

    Il aurait commencé ses prêches à l’âge de 34 ans, dit aussi la légende, devant un petit groupe d’errants qui fuyaient la sécheresse, et après une illumination sur la dune de Samrathal, non loin de son village natal. Jambhoji ne proposa pas une nouvelle religion au sens strict, mais plutôt une autre façon de vivre, régie par 29 principes, certains très concrets, à la portée des paysans les plus simples, et fondée sur la reconnaissance du divin dans la nature, le respect et la protection de l’environnement, notamment la faune et la flore, en tant que créations d’un dieu suprême. Ce dieu n’est jamais représenté par une image, contrairement à ce que font les hindous. Jambhoji a aussi intégré dans sa philosophie certains principes de l’islam et du bouddhisme. Il refusa tout particulièrement l’usage hindou de brûler les morts – non pour s’attirer les musulmans, mais pour protéger les arbres. Les Bishnoïs enterrent donc les défunts dans leurs champs et le font de leurs mains – une pratique inacceptable pour les hindous, qui considèrent ce geste comme une souillure ineffaçable et délèguent la besogne aux intouchables, des hommes qu’ils jugent impurs et méprisent au dernier degré.

    Depuis 1536, la dépouille de Jambhoji repose toujours dans sa tombe de Muckham, un lieu dont le nom signifie « la fin du voyage ». Les Bishnoïs contemporains l’ont abritée dans un imposant mausolée. Comme leurs ancêtres depuis la mort de Jambhoji, ils s’y réunissent deux fois par an pour une fête où ils réaffirment leurs convictions et leur foi dans les 29 principes.

    Visionnaire, Jambhoji a compris quelque 500 années avant nous que le comportement et les actions des hommes pouvaient nuire à l’équilibre de la nature et, ce faisant, développer la violence et nuire à l’harmonie du « vivre ensemble ». Ses idées connurent un succès rapide dès les années 1590, car elles comportaient un volet très concret sur la gestion rationnelle de l’eau et des sols. Ce philosophe était aussi un esprit pragmatique. Il apprit aux paysans où et comment bâtir des barrages sur les éphémères rivières qui se formaient au moment des moussons afin de constituer des réservoirs d’eau, leur recommanda de construire des remparts de terre mêlée de sable et de les fixer grâce à des épineux, afin d’empêcher les redoutables tempêtes de poussière venues du désert d’envahir les villages et les champs cultivés. Enfin, pour reboiser la région et faire revenir la faune sauvage, tout Bishnoï avait l’obligation de planter des arbres et d’aller les arroser chaque jour.

    Jambhoji créa ainsi très rapidement de plantureuses oasis de verdure. Elles éblouirent les paysans et les voyageurs, qui constatèrent que les Bishnoïs, même pendant les pires sécheresses, avaient toujours de quoi survivre, contrairement aux autres habitants de la région, car l’une des recommandations majeures était : « Ne consomme pas plus que tu n’en as besoin. » Une idée qui revient en force de nos jours, et qui se trouve au centre de l’écologie moderne ! Certains des principes de Jambhoji constituèrent aussi d’immenses avancées sociales, surtout pour les basses castes et pour les femmes – on notera ainsi que le premier des 29 principes institue le congé maternité… en 1485 !

    L’étude de ses principes et de ses enseignements prouve aussi, selon Irène Frain, que Jambhoji était extrêmement attentif à l’hygiène physique. Il avait compris, dit-elle, que les épidémies et les parasitoses, fréquentes en Inde, comme la surmortalité infantile, se développaient faute de toilette quotidienne, de filtrage de l’eau et du lait, et de lavage strict des ustensiles de cuisine, qu’il prescrivait d’ébouillanter. L’asepsie plusieurs siècles avant Pasteur.

    Être écocitoyen en Inde au XVe siècle en 29 principes

    Les Bishnoïs tirent directement leur nom des 29 principes fondateurs énoncés par Jambhoji, puisque bishnoï et noï signifient respectivement « 20 » et « 9 » en hindi. Il existe plusieurs versions des 29 principes observés par les Bishnoïs. Ils ne sont pas toujours énoncés de la même façon, ni énumérés dans le même ordre. Vous retrouverez la liste la plus courante, à laquelle s’est référée Irène Frain et qu’elle commente dans un superbe document pédagogique librement téléchargeable au format PDF en cliquant ici.

    •Vous retrouverez également de nombreuses informations sur le site de Irène Frain en cliquant ici : des extraits du roman, des vidéos, son diaporama.
    •Vous pouvez enfin consulter le site officiel du livre en cliquant ici.

    Vidéo : enquête au Rajasthan, le pays des Bishnoïs
    Quelque 500 ans après Jambhoji, rien n’a changé (ou presque !) chez les Bishnoïs. On estime leur nombre à 800 000… Peu en regard du milliard d’individus que compte l’Inde. Mais c’est une communauté solide qui commence à s’intégrer dans le monde du XXIe siècle. Pour Ushuaïa, Nicolas Hulot était parti les rencontrer :

    Agir : l’association S’inspirer des Bishnoïs
    Depuis le XVe siècle, les Bishnoïs vivent en harmonie avec la Nature et les animaux sauvages. Une formidable source d’inspiration pour le monde. Découvrez l’association S’inspirer des Bishnoïs en cliquant ici.

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    Voir en ligne : La forêt des 29

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    Par : David Naulin
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