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Changements climatiques : nous avons tous notre part de responsabilité …

Par • 13 Juin, 2011 • Catégorie: Que faire ?

Dans une situation mondiale marquée par la pression démographique, le changement climatique et le réchauffement de la planète, la mondialisation de l’économie et l’application de découvertes technologiques dans tous les secteurs, il est essentiel d’avoir la préoccupation constante de suivre l’évolution de ces grands phénomènes qui vont durer jusqu’à la fin de ce siècle, et dont les conséquences économique, sociales et culturelles se feront sentir tant au niveau national que régional.

Dans cet état d’esprit, une information est passée pratiquement inaperçue à La Réunion, car elle « ne fait pas vendre » : c’est la lettre solennelle rédigée par l’Agence internationale de l’énergie, le 30 mai, sur les émissions de CO2 au niveau mondial qui ont atteint un niveau, en 2010,  jusque-là jamais atteint.

L’ampleur et la rapidité de cette évolution soulignent à la fois l’insuffisance des mesures prises concernant les économies d’énergie, la faiblisse de la  lutte contre l’utilisation des énergies fossiles, l’insuffisance voire l’absence des dispositifs de production d’énergies renouvelables.

Ainsi, le verdict est tombé : les chiffres sont catastrophiques et les conséquences de la hausse des émissions de CO2 toucheront tous les pays et peuples du monde.

D’autres informations se rattachent à ce phénomène et proviennent du monde entier : jamais la planète n’a connu une  sécheresse d’une telle ampleur, de la Chine à la France. Ce sont des continents entiers qui sont touchés et qui vont en subir les conséquences sur le plan économique, social et humain. Ces catastrophes ne vont pas avoir uniquement des répercussions financières – qui seront très élevées – mais vont se porter sur des populations, sur leur façon de vivre. Ces répercussions vont se faire sentir sur le ralentissement des moyens de production des produits alimentaires, notamment ceux de première nécessité.

Les régions d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine vont probablement connaître la disette, la famine, puis des émeutes de la faim. C’est l’augmentation inexorable de la précarité. Et elle ne touchera pas que les pays en voie de développement. Elle frappera aussi les pays dits développés.

Quelles leçons devons-nous tirer de cela ? Il aurait fallu appliquer les dispositifs du protocole de Kyoto, relatif aux économies d’énergie, à la production d’énergies renouvelables et à la baisse de l’utilisation des énergies fossiles. Car ce sont elles qui sont les principales causes de l’augmentation des émissions de CO2, donc du réchauffement climatique.

Or les dispositions du protocole de Kyoto prennent fin l’an prochain, en 2012. Par quoi vont-elles être remplacées ? Les semi échecs des conférences de Copenhague puis de Cancun ne sont pas des éléments rassurants.

Dans quelques mois, à Durban, en Afrique du sud, se tiendra une nouvelle conférence ; elle devra tenter de sauver l’essentiel. Or rien, aujourd’hui, ne permet d’affirmer que l’essentiel du protocole de Kyoto sera sauvé.

Un seul exemple : lors de la tenue du sommet du G8, il y a quelques jours à Deauville – sommet présidé par Nicolas Sarkozy -, de nombreux problèmes ont été évoqués. Mais cette question n’a pas été abordée et ainsi, aucun engagement essentiel pour cette question vitale qu’est l’avenir de la planète n’a été pris, pour combattre le réchauffement de la planète.

Pourtant les risques sont avérés. Les sécheresses en Asie et en Europe, les tornades meurtrières aux Etats Unis, ou les inondations dans d’autres continents … tous ces phénomènes climatiques vont se poursuivre.

La Réunion ne sera pas épargnée. Mais l’on ne peut que constater que cela n’est ni un élément de réflexion ni une raison d’agir pour certains décideurs.

Par exemple, lorsqu’on a supprimé le tram train – électrique -, il y a eu des conséquences économiques et sociales directes. Il va y avoir également des conséquences environnementales importantes.

A cela s’ajoute l’arrêt du développement de production d’énergies renouvelables. Et tout cela se traduira inexorablement par l’utilisation d’énergies fossiles (notamment pétrole et charbon), tant pour les besoins domestiques que pour le transport.

Cela montre bien que dans un monde globalisé sur tous les plans – économique, social, politique et culturel etc. -, il y a – en plus –  de nombreuses sources de contradictions : face à l’urgence  de trouver des solutions immédiates pour les problèmes essentiels de notre pays, il y a la préoccupation de l’environnement, du niveau de vie, de la santé etc.

De plus en plus, les liens entre tout cela apparaissent de façon évidente. Cela souligne la responsabilité de chaque Réunionnais, et la responsabilité écrasante des responsables politiques qui prennent les décisions que l’on connaît.

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